Guerre au Moyen-Orient : les agriculteurs français vont trinquer, les consommateurs aussi !
Si les automobilistes (à Prades, dans les Pyrénées-Orientales, comme partout ailleurs en France) se demandent pourquoi, en quatre jours, le prix du gazole est passé de 1,659 euro à 1,969 euro (soit 0,31 euro d’augmentation), les agriculteurs se posent la même question concernant le tarif du gazole non routier (GNR).
Alors que fin février, le cours de ce carburant destiné aux professionnels était en moyenne de 1,20 euro, le 5 mars il grimpait subitement à 1,574 euro. D’où la réaction spontanée des syndicats agricoles, qui soupçonnent – à l’instar des automobilistes – un certain effet d’aubaine chez les raffineurs et les distributeurs.
À ce titre, la FNSEA alertait, mercredi 4 mars, sur « des hausses brutales recensées par [son] réseau chez certains fournisseurs […] parfois très supérieures aux quelques centimes évoqués par l’exécutif » et demandait au ministère de l’Économie de « faire toute la transparence sur l’évolution réelle des prix du GNR et des carburants professionnels, de renforcer immédiatement les contrôles ».
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