menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

De la campagne de Russie à l’Iran, les guerres « de trop »

21 0
22.04.2026

Se battre, vaincre et grandir, c’est le lot, le désir, de tous les pays. Quand ils se tiennent sages, c’est en général qu’ils n’ont pas d’autres choix. En revanche, le fait de ne plus supporter la contradiction est le symptôme d’une maladie de la puissance, qui préfère l’orgueil à la victoire. Le coup d’éclat au triomphe.

La plupart des conseillers de Donald Trump, y compris son vice-président, étaient contre l’intervention militaire en Iran. Même si on ne connaît pas encore les détails, tout laisse à penser que le président américain a préféré suivre son intuition plutôt que d’écouter ses services de renseignement. C’est un des secrets les mieux gardés de l’humanité : la plupart des guerres ratées étaient prévisibles. Pour des raisons incompréhensibles, les chefs d’État paient des individus, des services, des administrations, pour prévoir les catastrophes et, le cas échéant, refusent de les écouter.

Les leçons de la débâcle de Napoléon

Dans son livre consacré à l’année 1811, l’historien Charles-Éloi Vial * découvrait que Napoléon avait à sa disposition des centaines de rapports rédigés par ses plus loyaux serviteurs, préfets en tête, sur l’état........

© Le Point