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La liberté de conscience n’est pas un passe-droit

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13.08.2026

Quarante mille personnes vêtues de noir ont défilé dans les rues de Dearborn, dans le Michigan, pour célébrer l’Arbaïn, soit le quarantième jour du deuil de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet et fils d’Ali qui a subi le martyre à Karbala en l’an 680. L’inédit de l’affaire étant que cela ne se passe plus à Téhéran ou Mechhed, mais aux États-Unis, qui ont donc connu leur plus grande procession chiite. Les avenues étaient bouclées, la police largement mobilisée, le maire en tête de cortège saluait le « sacrifice » qui inspire, répétait-il tout illuminé, « la résistance à l’oppression ». À Londres, à Sydney, jusque dans les villes suédoises, la même scène se rejoue chaque année, toujours plus vaste. Tu me diras, cher lecteur : où est le mal ? Et tu as raison. Des hommes pleurent hystériquement un mort vieux de quatorze siècles et alors ? La belle affaire !

Le mal n’est pas qu’on pleure ou qu’on défile pour sa foi, il n’est pas dans le besoin du religieux pour tenir sa vie, bon an mal an. Il est dans........

© Le Point