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Montréal est défoncée

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tuesday

Selon le New York Times, Montréal serait un véritable « paradis du poulet rôti ». Le célèbre journal met en lumière la culture unique de la rôtisserie à Montréal, la tradition lancée par les fameux St-Hubert et poursuivie par des institutions portugaises et des nouveaux venus qui se hissent dans les palmarès des meilleurs restos québécois.

Poulet rôti et nids-de-poule

Ça, c’est la bonne nouvelle. La mauvaise ? C’est que, question de rester dans la volaille, Montréal est également la capitale des nids-de-poule. Et ça devient franchement décourageant.

La nouvelle mairesse le répète depuis plusieurs semaines, la saison des nids-de-poule sera pire que jamais cette année. Elle-même a subi deux crevaisons en février. En 2025, 822 signalements ont été effectués au 311, en février 2026, on était déjà à plus de 4000, c’est du jamais vu.

Rues craquées, trouées, défoncées

Effectivement, on a rarement vu la ville de Montréal dans un état aussi avancé de destruction. On dirait une ville laissée à l’abandon, avec des rues craquées, défoncées, trouées.

Ce ne sont plus des nids-de-poule, ce sont des cratères immenses et profonds, littéralement dangereux. Autrefois, on en rigolait. Aujourd’hui, c’est une source de stress et des pièges à collision.

Et je comprends les conducteurs. Qui a envie de claquer des centaines de dollars pour changer sa suspension ou pour remplacer un pneu crevé ? D’autant que les chances de se voir remboursé par la Ville sont quasi nulles  ; à peine 10 % des réclamations sont acceptées.

Oui, le manque d’entretien est certainement en cause, mais serait-ce possible que la qualité des travaux soit déficiente ? Des rues presque neuves sont déjà craquées un ou deux hivers plus tard, idem pour des routes et autoroutes partout au Québec, ce n’est pas normal.

À quand une vraie large enquête et une manière différente de construire les routes avec les bons matériaux et bonnes épaisseurs ? On engloutit chaque année des milliards $ dans des routes qui ne résistent pas. Nous sommes le dindon de la farce, pour rester dans le thème.


© Le Journal de Québec