La paralysie du détroit d’Ormuz, le choc énergétique qui force le réalisme
Quelles que soient l’évolution de la guerre en Iran, sa durée et ses conséquences immédiates, notamment sur le prix des carburants, ce conflit agit comme un révélateur brutal. Malgré des années de transition énergétique, le monde demeure profondément dépendant des hydrocarbures, dont une grande quantité est extraite dans les pays du golfe Persique.
Déjà, l’Agence internationale de l’énergie considère l’interruption de la livraison de pétrole et de gaz de la région comme la plus grave crise énergétique de l’histoire moderne. Les prix du pétrole réagissent au quart de tour, au gré des espoirs d’une fin du conflit, longtemps jugé hautement improbable par les opérateurs tant ses conséquences sur l’approvisionnement mondial seraient dévastatrices.
Chose certaine, il y aura un avant et un après. Face à ce choc, trois grandes tendances se dessinent.
D’abord, un retour aux sources locales. Dans ce contexte de perturbation majeure, et alors que près des........
