Faire rayonner le Québec aux États-Unis, une personne à la fois
Professeure de français et chercheuse en sociolinguistique dans une université publique américaine, j’ai consacré ma carrière à connaître et à faire connaître le Québec, ainsi qu’à promouvoir le français québécois en tant que variété légitime de français et la pierre angulaire de l’identité et la culture québécoises. Comme c’est souvent le cas pour ceux qui se penchent sur une société ou une culture, l’objet d’étude devient un objet d’affection.
Il ne serait donc pas exagéré de dire que l’agitation et l’angoisse infligées à la société qui m’est très chère par les menaces du dirigeant actuel de mon pays me touchent profondément. Je suis convaincue de parler au nom de mes nombreux collègues du milieu des études québécoises et canadiennes aux États-Unis, eux aussi perturbés et inquiets.
Parmi l’éclosion de gros titres et de textes ciblant l’impérialisme — qu’il soit culturel ou autre — anglo-américain, décuplé au fil des dernières semaines, © Le Devoir
