L’anglais ou la vie ? Un bilinguisme hypocrite aux conséquences dramatiques.
Dans les derniers jours, nous avons appris qu’un homme francophone de Miramichi était mort seul, dans un hôpital du Nouveau-Brunswick, en raison notamment de problèmes de communication inhérents à l’unilinguisme anglophone de l’équipe de soins. Comme le Canada dispose d’un système de soins de santé universel, parler en français ne devrait pas être une raison de mourir seul dans la seule province bilingue du Canada.
La mort n’est pas un simple fait biologique ; elle est profondément influencée par le statut social, le niveau d’éducation et le revenu, entre autres. On parle alors des déterminants sociaux de la mort. Et il est scandaleux de constater que, dans une province bilingue, le fait de parler une langue officielle plutôt qu’une autre peut précipiter notre décès ! C’est d’autant plus aberrant que c’est un fait connu, puisque, par exemple, des équipes de recherche canadiennes avaient mis en évidence, en 2024 déjà, que les patients qui ne parlent pas la même langue que leur médecin ont une mortalité plus élevée.
Vivre une fin........
