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Un TGV et un pays, SVP !

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16.06.2026

Le 9 juin dernier, Paul St-Pierre Plamondon a fait une sortie médiatique remarquée en annonçant que le Parti québécois (PQ) se retirera du projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto s’il est porté au pouvoir aux prochaines élections. Il a expliqué que le Québec pourra ainsi consacrer sa part de la cagnotte, qu’il estime à 40 milliards de dollars, à d’autres besoins urgents.

Oui, le Québec a des besoins urgents en santé, en éducation et en infrastructures, c’est un fait avéré et vérifiable. Tout le contraire de ces fameux 40 milliards remis en doute par les experts. Et pour cause. Ces milliards anticipés proviennent du fédéral, dans le cadre d’un projet fédéral. Si mes pauvres connaissances en dynamique canadienne sont exactes, cet argent ira ailleurs et surtout pas dans les poches du gouvernement du Québec s’il choisit de dire non au TGV. L’argument péquiste ne tient pas la route ou, si vous me permettez une autre analogie routière, est condamné à tomber dans l’abîme d’un de nos célèbres nids-de-poule.

L’autre argument avancé pour lever le nez sur le TGV, c’est qu’il fait partie d’un plan plus large destiné à consolider l’unité canadienne. Il y a certainement du vrai ici, mais c’est aussi un peu trop binaire à mon goût. Ce n’est quand même pas un train qui va empêcher le Québec de devenir un pays. Les entreprises vont continuer à collaborer quand il y aura deux pays, comme il y aura encore des événements culturels et sportifs qui vont s’échanger des spectateurs. S’imaginer qu’un TGV entre Toronto........

© Le Devoir