Le tunnel
La semaine dernière, lors de l’émission Bonsoir Bonsoir à Radio-Canada, ma pétillante collègue Marie-Chantal Perron a eu une belle envolée sur la triste réalité des actrices dans la cinquantaine. Elle y relatait le manque d’occasions et de rôles pour elles, alors que le déclin des offres est nettement moins marqué pour nos collègues masculins du même âge.
Ce phénomène existe partout, il n’est pas uniquement visible en fiction québécoise. Actrices et acteurs de France associés ont même créé une commission pour tenter de résoudre cet effacement, qu’ils ont prosaïquement nommé « le tunnel de la comédienne de 50 ans ». Le but : essayer de comprendre et de briser les tabous autour de l’invisibilisation des femmes de cet âge. Pour ce faire, ils ont tenté d’analyser et de combattre les stéréotypes sexistes et âgistes qui sont à l’origine de cette grande iniquité.
Dans le document de présentation, on trouve des chiffres qui parlent d’eux-mêmes. « Aujourd’hui, en France, une femme majeure sur deux a plus de 50 ans, un quart de la population majeure totale. Mais cette majorité réelle dans la vie est traitée comme une minorité invisible dans les fictions. Sur l’ensemble des films français de 2015, seuls 8 % des rôles sont attribués à des comédiennes de plus de 50 ans. En 2023 : 9 %. »
Je n’ai pas trouvé de chiffres pour illustrer la réalité québécoise, mais si je me fie à ma connaissance de mon propre........
