La fièvre des séries
Nous sommes encore aux débuts du premier tour des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey. Dimanche, mon tendre époux a installé la télévision dans la cuisine, puisque la partie Canadien-Lightning était à l’heure du souper. Il a même affiché un petit drapeau aux couleurs de la Sainte-Flanelle dans la fenêtre du salon, orné d’une guirlande lumineuse. Force est d’admettre que, pour lui, ces séries-là, c’est un peu Noël.
En ce printemps malcommode qui nous offre trop peu de soleil et des températures qui ressemblent plus à novembre qu’à avril, j’ai l’impression que la jeune équipe de hockey de Montréal apporte un doux vent joyeux dans nos chaumières. Quand la météo est morose à cette époque de l’année, tout le monde semble exaspéré. On dirait qu’une forme légère de dépression saisonnière a fini par gagner la population générale.
D’ici à ce que les tulipes, les jonquilles et les crocus colorent notre paysage, les fanions bleu-blanc-rouge accrochés aux voitures et aux balcons font office de touches de couleur et égaient la grisaille qui n’en finit plus de finir. Les restaurateurs et les propriétaires de bar voient leurs salles se remplir les soirs de match, en attendant d’ouvrir les terrasses. Le Canadien en série, c’est la confirmation que l’hiver est fini dans notre inconscient collectif. Me viennent en tête les paroles de Joe Dassin dans la chanson Dans les yeux d’Émilie : « C’est la fête du........
