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Chronique | Le vent dans leurs cheveux

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11.08.2026

Mes enfants ont les cheveux longs. Tous les trois. L’aîné, de 30 ans, arbore une longue chevelure épaisse et ondulée, qui lui donne un air d’homme des bois. Le deuxième, de 15 ans, a de magnifiques cheveux très, très frisés, qui lui arrivent aux épaules et dont il a coloré certaines mèches en bleu, pour l’été. Je dis « bleu », mais je ne vous cacherai pas que les mèches en question ont pâli et qu’elles tirent plus sur le bleu du fond de piscine hors terre que le bleu royal. Mais peu importe, il en est fier. D’autant plus que leurs jours sont comptés, l’école exigeant une couleur de cheveux « naturelle », les mèches redeviendront brunes sous peu. Concernant la benjamine, de 13 ans, elle a de longs cheveux bruns épais, comme ceux de son grand frère et les miens, d’ailleurs. Elle a quelque chose de ses beautés naturelles des années 1970. Il ne lui manque que le petit lacet de cuir pour avoir l’air d’arriver d’un spectacle de Janis Joplin.

Je ne suis pas venue vous faire une chronique capillaire, rassurez-vous, chers lecteurs. Si je vous ai décrit la chevelure de mes enfants, c’est parce qu’en grandissant, c’est une des dernières choses qu’ils s’approprient. Bien plus tard que leur corps, dont ils exigent de prendre soin seuls dès la petite enfance, sauf en cas de blessure, évidemment. Les cheveux restent plus longtemps à la charge des parents. La........

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