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Et si l'on osait miser vraiment sur un réseau de santé fort?

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18.03.2025

Au Québec, nous sommes fiers de notre progressisme : partisans de la justice sociale, de la science et de l’écologie, humanistes, féministes… nous tirons incontestablement notre épingle du jeu — surtout en comparaison avec nos voisins du Sud. Paradoxalement, nous tolérons depuis des décennies la dégradation graduelle, mais flagrante, de nos services publics, pourtant au cœur de nos valeurs sociales.

Notre réseau de santé et de services sociaux est un exemple frappant de cette situation. Mal financé et constamment chamboulé par des réformes inadaptées, il est en bien piètre état : nos urgences débordent, les files d’attente en santé mentale continuent de s’allonger, et de nombreuses opérations chirurgicales sont retardées, faute notamment de ressources dans les plateaux techniques. Comme d’habitude, les groupes vulnérables — familles à faible revenu, personnes âgées, enfants de la DPJ, personnes avec une déficience ou un trouble du spectre de l’autisme — écopent plus souvent qu’à leur tour.

Cet état de fait n’est pourtant pas une fatalité. Et si, plutôt que d’errer de réforme en réforme, de soumettre le réseau au régime yoyo et de nous en remettre à des intérêts privés, nous prenions le parti résolu et définitif de........

© Le Devoir