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Comment la mésinformation entourant l’hormonothérapie substitutive a miné la santé des femmes

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28.02.2025

Il est facile d’oublier que les fondements de la mésinformation ont été jetés avant l’essor des médias sociaux. L’un des exemples les plus frappants est survenu dans le monde de la médecine, plus précisément en 2002, lors du lancement par la Women’s Health Initiative (WHI) d’une vaste étude nationale à long terme axée sur d’importants problèmes de santé vécus par les femmes ménopausées. On y abordait notamment les risques et les avantages de l’hormonothérapie substitutive, que des femmes suivaient pour atténuer des symptômes de la ménopause, comme les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes et les risques accrus d’ostéoporose, entre autres. Selon les résultats de cette étude, les femmes suivant une hormonothérapie substitutive présentaient un risque accru de cancer du sein.

Les médias se sont immédiatement emparés de ces conclusions alarmantes, suscitant peur, panique et confusion avec des manchettes telles que « Women Beware: HRT is Dangerous » (« Mesdames, prenez garde : l’hormonothérapie substitutive est dangereuse »). Du jour au lendemain, l’hormonothérapie substitutive est passée du statut de traitement recommandé à celui d’intervention perçue comme dangereuse pour la santé. Les médecins ont cessé de la prescrire et des millions de femmes ont brusquement arrêté de l’utiliser, croyant que leur vie était en danger.

Aujourd’hui, cet épisode est considéré par nombre d’expertes et experts comme l’une des pires campagnes de mésinformation de l’histoire de la........

© Le Devoir