Le DSN n’est que la pointe de l’iceberg
La panique est prise concernant le Dossier santé numérique (DSN), qui sera bientôt implanté dans deux régions du Québec. Nous sommes pourtant en 2026, et ça n’a plus de bon sens de travailler comme dans les années 1990. Les feuilles à imprimer, remplir à la main et télécopier ne sont plus compatibles depuis longtemps avec la complexité actuelle des soins. Les patients circulent entre plusieurs établissements, spécialités et intervenants et la transmission de l’information clinique doit suivre cette réalité.
Bien entendu, cette nécessité ne justifie pas une confiance aveugle dans le projet actuel. On peut, par exemple, se demander si l’interface choisie est réellement adaptée aux besoins du terrain. Est-ce qu’on a encore voulu économiser au mauvais endroit et tourner les coins ronds ? Ce serait naïf de ne pas être inquiet. Les soignants ont vu trop de réformes mal implantées pour croire qu’un bon objectif suffit à produire un bon résultat.
Il sera donc très tentant, dans les prochaines semaines, d’imputer au DSN les difficultés que rencontreront les équipes. Mettre le DSN sur pause, le bloquer ou l’abandonner se présentera peut-être comme la meilleure solution à court terme. Pourtant, il faut comprendre que le statu quo est lui aussi intenable. Continuer avec les télécopies, les vases clos d’information et les communications........
