Le pape François et l’éloge de la pauvreté
Le pape des pauvres est décédé. Peut-on faire un bilan vraiment positif de son pontificat ? Contrairement à ses fans, permettez-moi d’en douter. Car avec lui, les grands débats de société, tels l’accès de la femme à la prêtrise, l’avortement, la contraception ou la question du célibat des prêtres, ont été mis sur la glace.
Évidemment, on comprendra que ce n’est pas en parcourant les bidonvilles de Buenos Aires où ni l’homme ni la femme n’avaient un véritable travail que la question de la place de la femme apparaissait prioritaire au futur pape.
En recentrant toute l’action de l’Église catholique sur la charité envers les démunis, le pape François disait vouloir mieux répondre au message premier du Christ, qui en aurait été un de partage et d’amour. Mais est-ce vraiment le cas ?
Posons la question : si en 2025, le Christ revenait sur Terre, quel pourrait bien être, en extrapolant à partir des événements de sa vie, son message ? Serait-il favorable à une institutionnalisation de la misère et de la pauvreté ?
Rappelons qu’en 1976, alors qu’il était le supérieur de l’ordre des Jésuites en Argentine, le futur pape François ne s’est pas opposé de quelque façon que ce soit à l’oppression que menait la dictature militaire, et cela jusqu’en 1983… Il s’est plutôt rangé du côté conservateur de l’Église qui plaidait en........
