Chronique|Le manger mou du PLQ Michel David
D’un chef à l’autre, la recette libérale en matière de protection du français demeure toujours la même. Une sorte de manger mou qui évite aux électeurs anglophones de s’étouffer.
On ne peut qu’applaudir à l’idée de distribuer chaque élève un livre en français aux petits Québécois. Peu importe la langue, favoriser la lecture est une excellente idée. Partout dans le monde, les jeunes passent trop de temps devant leur écran, mais cela est un autre problème.
Le chef libéral, Charles Milliard, entend adopter une « approche positive » dans le dossier linguistique. Il ne fait aucun doute que les mesures incitatives peuvent être bénéfiques. Le problème est qu’elles ont largement fait la preuve de leur insuffisance.
Ce n’est pas une question de mauvaise foi. S’il est vrai qu’aux yeux de certains, le déclin du français est un mythe qui relève de la paranoïa ou qui sert à justifier le projet indépendantiste, de nombreux anglophones sont conscients du défi que représente la survie d’une société française en Amérique du Nord.
Cette sympathie a cependant des limites. M. Milliard peut bien prêcher la cohabitation harmonieuse entre les deux solitudes, la lutte pour l’intégration des immigrants est un jeu à somme nulle. Ceux que la majorité francophone réussit à intégrer n’iront pas grossir les rangs de la communauté anglophone et vice versa.
La protection du........
