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Idées | Le pari de la realpolitik

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21.08.2026

La décision du chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, de resserrer le calendrier référendaire nous confirme trois choses. S’il est élu, le référendum aura lieu. Il aura lieu quelque part entre le 20 janvier 2029 et le 7 octobre 2030. Et Mark Carney n’est pas le seul politicien à avoir découvert les vertus de la realpolitik.

Mardi, le chef péquiste a maintenu son engagement de consulter les Québécois au cours d’un premier mandat, mais avec un bémol : aucun référendum sous Trump. Ce faisant, PSPP retire à ses adversaires fédéralistes l’épouvantail américain dont ils comptaient se servir pour détourner la campagne d’octobre.

La riposte fédéraliste était écrite d’avance. Christine Fréchette a accusé PSPP d’étendre une « épaisse couche d’incertitude ». Le chef libéral Charles Milliard a dénoncé une « cage à homard 2.0 » pour piéger les non-souverainistes. Si la souveraineté est trop risquée sous Trump, soutient-il, elle le restera après son départ.

L’argument est prévisible et politiquement habile. Mais il escamote la véritable portée de l’annonce.

PSPP n’a ni renoncé au référendum ni changé le mandat qu’il sollicitera. Il reconnaît simplement qu’une consultation sur l’avenir du Québec ne peut........

© Le Devoir