À chaque étudiant son cégep
Quelque 200 000 étudiants entament cette semaine une rentrée scolaire au cégep, sans tambour ni trompette. Cette rentrée d’apparence ordinaire se déroule pourtant sur fond d’effervescence électorale, qui pousse tout un chacun à faire valoir son importance auprès des différents partis politiques. Pourront-ils se tailler une place dans le grand fourre-tout des promesses électorales ? Les cégeps, qui doivent encore batailler pour défendre leur place au soleil, ont mis l’accessibilité au centre de leurs revendications. Cette décision revêt des allures de plaidoyer et de cri d’alarme.
En entrevue éditoriale au Devoir, la présidente de la Fédération des cégeps, Marie Montpetit, prévient qu’« on ne doit pas rompre la promesse qu’on s’est faite » de permettre à tout étudiant qui veut accéder à l’enseignement supérieur de pouvoir le faire près de chez lui, idéalement dans le programme de son choix, deux ingrédients pour une meilleure réussite. Lors de la création des cégeps en 1967, dans la foulée du rapport Parent, l’accessibilité aux études supérieures était primordiale. On voulait alors trancher avec le règne des collèges classiques, beaucoup trop exclusifs. Aujourd’hui, faute d’espace ou par manque d’étudiants pour l’ouverture de........
