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Idées | De l’importance de cultiver le savoir en français au quotidien

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11.07.2026

Le Devoir vous invite sur les chemins de traverse de la vie universitaire. Une proposition à la fois savante et intime, à cueillir tout l’été comme une carte postale. Aujourd’hui, on réfléchit au défi consistant à rendre les savoirs accessibles en français.

À la mi-juin, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) accueillait une délégation de 45 jeunes venant de 15 pays, couvrant un territoire qui s’étend de la Terre de Feu aux Territoires du Nord-Ouest, en passant par Haïti et la Louisiane, dans le cadre d’un forum du Centre de la francophonie des Amériques (CFA). J’ai eu le bonheur de les côtoyer pendant une semaine, de constater leur énergie, leur désir d’un monde ouvert et durable, et leur amour du français. Plusieurs surmontant leur insécurité linguistique, la langue française a pu être célébrée dans une pluralité d’accents et de couleurs.

Nous sommes 33 millions de francophones et de francophiles dans les Amériques, nous dit le CFA. Il était stimulant de vivre et d’échanger en français, bien qu’ayant conscience d’être dans une mer anglophone dont les ressacs nous entraînent parfois, de guerre lasse, à un certain laisser-faire dans la défense du français au Québec.

Dans le contexte du recul du français à Montréal, et particulièrement au centre-ville, l’UQAM a plus que jamais un rôle à jouer. Les données de l’Office québécois de la langue française de 2024 indiquent que l’utilisation du français diminue, que ce soit dans les commerces, au travail, dans la consommation de produits culturels ou à l’extérieur de la maison en général, notamment chez les jeunes. De quelle manière une université comme la nôtre peut-elle influencer cet aménagement linguistique pour qu’il soit favorable au français ?

D’abord par la valorisation de la langue elle-même et ensuite par la........

© Le Devoir