Éditorial | Quand le remède flirte avec le poison
Pilier important de notre économie circulaire, le recyclage des métaux est une industrie essentielle, mais ô combien complexe, coûteuse et non dénuée de risques. Dans cet écosystème où la solution et le danger coexistent, il arrive que le remède flirte avec le poison. Toute la question est alors de savoir quand et où tracer la ligne.
La Ville de Montréal en a fixé une, ferme, qu’elle a appliquée la semaine dernière à La compagnie américaine de fer et métaux, une multinationale plus connue sous le nom d’American Iron & Metal (AIM). Sa décision de révoquer tous les permis d’exploitation du chef de file mondial dans la récupération et le recyclage du métal est un signal fort indiquant que les avertissements ne peuvent pas s’additionner sans fin. On salue sa clarté et sa fermeté.
Le sort a voulu que, le jour même de cette annonce, les Montréalais se soient réveillés avec une puissante odeur de brûlé et un panache de fumée. En cause ? Une batterie en feu dans un amas de ferraille au siège social d’AIM, dans Montréal-Est.
Les deux événements étaient fortuits, ont affirmé les parties concernées. Reste que cet alignement imprévu des planètes a eu l’heur de rendre plus concrets les risques inhérents à ce genre d’industrie dans un secteur dense et bordé par un parc-nature et un terrain de golf.
Il faut avoir l’honnêteté de le........
