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Un héritage contesté

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07.02.2026

Tous ceux qui sont assez vieux (plus de 15 ans, mettons) pour se souvenir du Super Bowl XLIX ont dû voir défiler la même image en boucle cette semaine, dans le huis clos de leur mémoire ou à la faveur d’une visite sur YouTube, ou les deux : l’interception de Malcolm Butler aux dépens de Russell Wilson à la porte des buts avec moins d’une minute à jouer, donnant la victoire aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre contre les Seahawks de Seattle, à Glendale, en Arizona. Un des choix de jeux les plus discutables et discutés de l’histoire de ce championnat riche en symboles et en controverses.

Qu’auriez-vous fait ? La courte passe pour surprendre la défensive ou la remise au demi-offensif ayant couru pour le plus grand nombre de touchés pendant la saison régulière ? La question, paraît-il, a refait surface cette semaine parmi les journalistes affectés à la couverture d’un Super Bowl LX aux allures de match-revanche. En 2015, les Patriots ne furent pas les seuls à triompher. Une chanteuse de 30 ans, Katy Perry, profitait de ce plus gros coup de pub de l’univers connu qu’est le spectacle de la mi-temps du Super Bowl pour s’envoler vers la gloire.

En revisionnant le jeu de Butler, il m’est arrivé de suspecter le demi de coin des Patriots d’avoir bénéficié d’un bon vieux vol de signaux, tant son mouvement vers la ligne de mêlée semblait fluide et précis. Après tout, le « Spygate », qui continue de porter ombrage à la plus longue dynastie de l’histoire (2002-2019), ne datait alors que de quelques années. Mais je me mettais le doigt dans l’œil, bien profond.

Les Patriots ne pouvaient pas avoir espionné la gestuelle du........

© Le Devoir