Où en est, encore, l’Église?
L’ancienne première ministre Pauline Marois poursuit son œuvre de mobilisation politique pour la tenue d’un sommet sur l’itinérance, qu’elle qualifie avec raison de « catastrophe humaine ». En dénonçant fermement le mythe voulant que l’itinérance soit un « choix de vie », elle nous rappelle notre responsabilité collective face à cette détresse.
Nous devons faire écho à son appel : il est urgent d’inciter les citoyens et les décideurs à descendre sur le terrain pour mesurer la réalité de la crise qui progresse à une vitesse inhumaine écrasant sur son passage les plus démunis de notre société.
L’objectif de cette noble mobilisation est de réunir autour de la même table les forces vives de notre nation : les municipalités et les organismes communautaires ; le gouvernement et les différentes formations politiques ; les personnes itinérantes elles-mêmes.
Mais, pour que ces réflexions se matérialisent, se concrétisent, se réalisent, deux acteurs majeurs me semblent manquer cruellement à cette table : le secteur privé et l’Église.
Le promoteur, l’entrepreneur, l’investisseur, en d’autres mots l’homme ou la femme d’affaires ainsi que la ou le mécène, lesquels s’associent à l’Église. De cette façon, ce partenariat s’avère gagnant pour toutes les parties : l’Église protège son patrimoine, et le secteur privé en tire profit. Sans incitatif pour le privé, le projet stagne.
Plutôt que de miser sur une hausse de la fiscalité des milliardaires, dont l’efficacité demeure incertaine, l’État n’allouant pas toujours ces surplus à la pauvreté, tournons-nous........
