Le pluralisme scientifique n’est pas un relativisme
Maïté Blanchette Vézina, députée de La Peltrie, a récemment laissé entendre que « la science, ce n’est pas UNE science, parce que la science, elle évolue selon les études, selon ce qui se passe », comme nous pouvions le lire dans Le Devoir le 14 octobre dernier. Or, si la science n’est effectivement pas immuable, comme l’élue le souligne avec justesse, elle n’en demeure pas moins fondée sur des connaissances et des modèles dont la remise en question doit elle-même être justifiée.
Face à ces propos, diverses réactions n’ont pas tardé à surgir, poussant rapidement l’élue à apporter des précisions. Dans une publication sur les réseaux sociaux, elle a ainsi par la suite précisé que le Parti conservateur du Québec entendait défendre le droit de poser des questions « sans remettre en cause la science ». Cette précision n’empêchera sans doute pas certains adeptes du relativisme de poursuivre leurs réflexions à l’encontre des consensus établis.
Bien entendu, aucune théorie scientifique ne devrait être à l’abri de la critique, et personne ne devrait être privé du droit de poser des questions. Mais le droit de remettre en question une affirmation ne confère pas à toutes les opinions une valeur égale. Remettre en question un consensus scientifique ne repose pas uniquement sur des croyances et des valeurs personnelles. Si la remise en question est nécessaire à toute démarche scientifique, elle doit néanmoins être effectuée........
