Devenir parent, c’est une transition que l’on soutient trop peu
Le Devoir vous invite sur les chemins de traverse de la vie universitaire. Une proposition à la fois savante et intime, à cueillir tout l’été comme une carte postale. Aujourd’hui, on se penche sur les moyens de soutenir les nouveaux parents.
Personne ne peut être complètement préparé à l’arrivée d’un nouveau-né, n’importe quel parent vous le dira. Cette période s’accompagne d’un mélange de joie, de peur, d’anticipation, de fatigue, mais aussi de doute sur ses capacités, malgré les paroles rassurantes du personnel hospitalier ou de la maison de naissances. Il est vrai que, parfois, l’expérience d’un premier enfant rassure pour le suivant, mais c’est rarement suffisant. Devenir parent, c’est apprendre et s’adapter, constamment. Les écrits scientifiques décrivent la transition à la parentalité comme une période de grands bouleversements, parfois même de crise. Elle peut durer quelques semaines, plusieurs mois, voire une ou deux années, et peut être teintée de problèmes de santé mentale. Selon des données canadiennes, près d’une mère sur quatre ayant récemment accouché a rapporté des symptômes de dépression et d’anxiété, alors que la proportion est d’environ un père sur dix pour des symptômes de dépression.
Malgré cela, les soins et services offerts par les établissements de santé et de services sociaux sont de très courte durée et semblent devenir de plus en plus inaccessibles. Un seul programme de suivi après le congé hospitalier........
