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Chronique | La beauté est dans l’œil (de tes lunettes soleil)

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11.06.2026

La fin du monde est à quelle heure ?

Je n’y croyais pas tant à cette mousse au chocolat à l’aquafaba, le liquide de la boîte de pois chiches. Eh ben, ça fonctionne ! C’est bon en plus. Et végane, bien sûr. Y a pas de veau qui s’ennuie de sa mère ni de poules malheureuses, et c’est moins calorique aussi, mais pas aussi crémeux. Bon, ça fait aussi un sujet de conversation.

Et si, ça, ce n’est pas une recette de fin du monde, du liquide de canne de pois chiches trop cuits, un nom de spa (aquafaba) et du chocolat, DEUX ingrédients, je ne sais plus quoi t’inventer. Mots-clés : aquafaba, chocolat, cuisine pour les écoanxieux. Sinon, tu attends mon livre de recettes, mais ça pourrait arriver après la fin du monde. Ah oui ! La saison des petits fruits commence ; ça va bien ensemble. De rien.

Draguez, draguez, c’est flexitarien !

Sans blague, tu sais que c’est l’été à Montréal lorsque tu te fais draguer sur une terrasse. Bon, la terrasse était végane (Aux Vivres), mais, n’empêche, ça fonctionne aussi. Comme quoi, le tofu n’inhibe pas tous les instincts. Et que l’association mentale steak-virilité, c’est de la bullshit de vestiaire de hockey.

Je remercie le jeune papa solo pour cette parenthèse flatteuse ; ça requinque un peu la Canayenne après un hiver de #$%!&*?noutte. J’ai presque rougi tant j’en ai perdu l’habitude.

Un homme me confiait l’autre jour qu’il demandait la permission avant de faire un compliment à une inconnue. Sérieux ? Tout dépend de qui ça vient et à qui ça s’adresse. Le boomer qui complimente la « genzie », avec un sourire libidineux, malaise…

Deux mots : léger et humour. Ça passe toujours mieux. Et soyez généreux, même les moches et les vieilles ont un petit quelque chose que les autres n’ont pas. « T’as de beaux coudes, tu sais ! »

Je n’en ai plus que pour l’homme déconstruit, même si ce n’est pas toujours une garantie. Et je conçois que les codes se complexifient ; Patrick Bruel l’apprend à ses dépens après des décennies de débordements. Je connais des Tony qui doivent se serrer les fesses à l’idée qu’on les dénonce.

Bon, sinon, j’ai lu la bédé du dessinateur français Luz, Testosterror (2023), ça m’avait échappé. Cet ancien de Charlie Hebdo recadre un peu tout, les mascus, les codes du patriarcat, la fixation sur leurs couilles durant une........

© Le Devoir