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Le petit père du peuple

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19.01.2026

Non ! Pas un autre texte sur la démission de François Legault ? Il prend sa retraite. Et puis ? Un simple politicien. Comme tant d’autres. Regardez déjà ceux qui risquent de le remplacer. Pensez-vous qu’ils seront bien différents ?

Tout le monde a déjà disséqué les propos tenus à l’occasion de cette démission. Permettez-moi tout de même une observation. Deux peut-être ? D’accord, juste une…

Au moment d’annoncer son départ, François Legault a commencé par égrener une flopée de prénoms. On se serait cru à une cérémonie de remises de prix. Un de ces moments où un acteur entreprend de remercier la terre entière, à commencer par sa mère.

« Je veux remercier Brigitte. Bien sûr, au parti. Stéphane » aussi. À propos de ce dernier, le premier ministre a cru bon préciser qu’il prononçait « le seul discours que ce n’est pas lui qui a écrit ». Qui s’en serait aperçu ?

Puis, François Legault s’est lancé dans l’énumération d’autres prénoms. « Claude, l’adjointe de Martin ». Martin Koskinen, sans doute. Son directeur de cabinet. L’homme se présente, sur le réseau X, comme « autodidacte assumé » : le diplôme de service dans l’industrie du gros bon sens. Où le retrouvera-t-on bientôt ? Pour sa part, Florence Plourde, conseillère aux communications du premier ministre, vient d’être engagée par l’Institut économique de Montréal, le porte-voix québécois des ayatollahs du marché.

La litanie s’est poursuivie : « Lyne et Nicole, du bureau de comté ». Puis « Pascale, Charles, Mario, Yves, Dominique, David, l’autre Martin ». Et........

© Le Devoir