Idées | La survie n’est pas un crime, il y a l’urgence de décriminaliser l’itinérance
À Montréal, la vaste majorité des infractions dont sont accusées les personnes en situation d’itinérance ne sont pas des crimes contre la personne, révèle une récente étude. Ces infractions sont plutôt liées à la survie, comme le vol de nourriture ou de vêtements. À cela s’ajoutent des cas révélateurs, comme les accusations d’introduction par effraction visant des personnes qui cherchaient simplement un abri dans un bâtiment abandonné.
Faute de ressources appropriées pour répondre aux besoins des personnes, une gestion pénale de l’itinérance, inefficace et contre-productive, s’est développée. Exister dans l’espace public n’est pourtant pas un crime. Cependant, le traitement de la marginalité dans les dernières années suggère le contraire.
Des accusations pour des infractions mineures
La nouvelle recherche de Paul Eid, professeur de sociologie à l’UQAM, et de Donald Tremblay, directeur de la Clinique juridique itinérante, est instructive : elle rapporte aussi la judiciarisation fondée sur le non-respect de conditions irréalistes. On exige de personnes sans domicile qu’elles évitent certains lieux publics, ou de personnes aux prises avec des dépendances non traitées qu’elles cessent toute consommation, sous peine de sanctions.
Ce qui signifie........
