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La politique antisyndicale de McGill s’étend à l’École des sciences infirmières Ingram

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20.08.2026

Au cours des cinq dernières années, l’Université McGill a dépensé plus de 1,1 million de dollars en frais juridiques pour lutter contre la syndicalisation, et elle ne semble pas disposée à ralentir. Elle dirige actuellement ses tactiques antisyndicales contre la demande d’accréditation syndicale déposée par le personnel enseignant en sciences infirmières.

McGill est désormais la seule université du Québec dont le personnel enseignant n’est pas entièrement syndiqué. En tant que membres de l’Association du personnel enseignant en sciences infirmières de McGill (AMNAS), nous posons la question suivante : de quoi McGill a-t-elle peur ? Après plus de 200 ans de centralisation des pouvoirs, pourquoi est-elle si réticente à relâcher son emprise et à les partager avec son personnel enseignant ?

Le 15 juillet 2026, l’Université McGill a contesté la demande d’accréditation syndicale déposée par l’AMNAS auprès du Tribunal administratif du travail. Une audience devant le Tribunal est prévue pour le 28 août. Il s’agit de la septième demande émanant du corps enseignant de McGill en moins de cinq ans. Bien qu’elle ne soit pas surprenante, cette contestation constitue un affront pour les membres de l’AMNAS, qui cherchent simplement à exercer leur droit de participer pleinement aux discussions et aux décisions ayant une incidence sur........

© Le Devoir