Que faire pour prévenir la montée l’extrême droite?
L’Alternative pour l’Allemagne vient de faire son meilleur score à une élection nationale, Donald Trump a été réélu président, le Rassemblement national est désormais le premier parti de l’Assemblée nationale française. Et pourtant, le Québec jouit toujours d’une situation très enviable : nous n’avons pas ici de partis d’extrême droite élus ou pouvant espérer être élu à court terme. Par-delà certains discours militants, même les conservateurs d’Éric Duhaime sont mieux compris comme des libertariens économiques que comme des extrémistes de droite.
Le fait demeure que le Québec n’est pas immunisé contre l’émergence de partis d’extrême droite. Replacez-vous 30 ans en arrière, et personne n’aurait sérieusement prédit que l’extrême droite serait aujourd’hui aussi puissante dans les grandes démocraties libérales — il est possible qu’une extrême droite émerge aussi au Québec.
Nos partis politiques, s’ils veulent s’élever à la hauteur du défi qui nous attend peut-être (et, en outre, solidifier notre résilience nationale face aux menaces américaines), devraient donc dès maintenant travailler à une stratégie d’immunisation collective contre l’extrême droite. Ceci nous demande d’abord de bien saisir les sources du vote pour ces partis.
En plus d’une lutte symbolique contre le wokisme et tutti quanti, les leaders d’extrême droite aux États-Unis, en France et en Allemagne ont proposé des campagnes conjuguant deux piliers : l’insécurité économique (inflation, coût de la vie, chômage,........
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