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L’art-thérapie au service du bien-être des femmes autistes

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06.08.2026

Le Devoir vous invite sur les chemins de traverse de la vie universitaire. Une proposition à la fois savante et intime, à cueillir tout l’été comme une carte postale. Aujourd’hui, on s’intéresse à l’expérience des femmes autistes qui ont reçu un diagnostic tardif.

Imaginez être au monde avec l’impression de venir d’une autre planète. Les codes sociaux, si naturels pour les autres, vous échappent. Les odeurs et la lumière vous agressent. Les 5 à 7 qui enchantent vos collègues sont votre pire cauchemar. Vous vous sentez comme une extraterrestre dans un monde que vous devez constamment décoder, à la recherche d’une communauté qui vous ressemble. À force de vous contraindre à faire comme les autres, vous vous épuisez. Vous consultez : anxiété généralisée, trouble d’adaptation… mais la souffrance persiste. D’autres diagnostics suivent, on ajuste votre médication… mais la souffrance demeure.

Un jour, exaspérée, vous cherchez des réponses en ligne. Vous tombez enfin sur le blogue d’une femme qui décrit exactement ce que vous vivez : il s’agit d’une femme autiste. Le diagnostic arrive enfin. Pourtant, les préjugés sont encore présents, parfois même chez des professionnels de la santé : « Vous avez trop d’amis pour être autiste », « vous me regardez pourtant dans les yeux », ou même « vous êtes trop belle pour être autiste ».

Malheureusement, ce récit n’est pas imaginaire. Il reflète l’expérience d’un nombre croissant de femmes autistes qui ont reçu le diagnostic à l’âge adulte, parfois décrites comme la « génération perdue » ou « l’autisme invisible ». Cette invisibilité se manifeste, entre autres, dans le parcours diagnostique.

Les femmes dont l’autisme a été diagnostiqué tardivement vivent des années d’errance diagnostique durant lesquelles elles se sentent inadéquates, incomprises, sans validation ou soutien adapté.........

© Le Devoir