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Limite atteinte pour le printemps immobilier?

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07.02.2026

Que disions-nous au printemps dernier ? Parmi les faits saillants retenus en l’année 2025, dominée par l’incertitude trumpienne, les analystes s’attendaient à un redressement des ventes de logements et des prix, évoquant alors une demande refoulée relancée à court terme par la baisse des taux et les changements aux règles hypothécaires favorisant les primo-accédants. Ils esquissaient également un scénario d’arbitrage — d’hésitation, plutôt — entre le choix de devenir propriétaire et un assouplissement attendu de la tension sur le marché locatif. Même si les loyers augmentent plus rapidement que les salaires depuis 2021, la Société canadienne d’hypothèques et de logement disait alors que la hausse des taux d’inoccupation modérerait la croissance des loyers, voire que l’abordabilité s’améliorerait graduellement pour les locataires.

Bref, pas tout faux !

Ce qui est ressorti de cette trame de fond est effectivement la résilience du marché de l’habitation au Québec et une légère atténuation des pressions sur la progression des loyers, mais, par ricochet, une amélioration marginale de l’accès à la propriété malgré la baisse des taux hypothécaires.

Certes, la Banque du Canada a rajouté 100 points de base à la réduction de son taux directeur l’an dernier, après celle de 175 points l’année précédente. Côté hypothécaire, depuis le début des baisses du taux cible à un jour en juin 2024, les taux variables (davantage sensibles à cet assouplissement monétaire) ont absorbé le gros de l’allègement. Avoisinant les 7 % en 2024, ces taux variables pour les nouveaux prêts assurés se situent maintenant en moyenne à........

© Le Devoir