ESG, entre l’intention et l’action
Avec tous ces conflits guerriers, le désistement climatique du gouvernement Trump ou encore l’actuel attrait des industries pétrolières et de la défense pour les portefeuilles, il serait normal de s’attendre à un recul de l’intérêt des investisseurs institutionnels pour les facteurs ESG. Or, il semble que non, bien au contraire. Mais derrière les aveux d’intention, la réalité peut être tout autre.
Une récente étude de Millani sur le sentiment des investisseurs raconte effectivement une histoire autre que celle du désengagement ou du désintéressement. L’étude de février 2026 repose sur des entretiens menés auprès de 36 investisseurs institutionnels canadiens représentant 10 300 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Tout de même ! La grande conclusion : loin de lancer la serviette, 97 % des répondants déclarent un niveau très élevé d’engagement continu en faveur de l’intégration des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans la prise de décision en matière d’investissement, avec un accent plus marqué sur la matérialité financière, nous dit-on. « Le soi-disant contrecoup n’a pas entraîné de désinvestissement ou de désengagement. Il a renforcé l’institutionnalisation de l’ESG dans l’allocation de capitaux traditionnelle », souligne la firme de services-conseils en investissement responsable et de durabilité.
Le grand constat de l’étude : les ESG ne reculeront pas. Ils évoluent et deviennent plus ancrés, plus fondés financièrement et plus axés sur la technologie, notamment........
