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Chronique|L’anti-Trump malgré lui François Brousseau

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19.04.2026

On pouvait se demander il y a un an si le premier pape américain, Léon XIV, afficherait des positions explicitement opposées à celle du gouvernement Trump qui, en ce même printemps 2025, s’installait en déployant avec une intensité inouïe sa fureur vengeresse et son radicalisme.

Durant le reste de l’année, l’installation du nouveau chef du Vatican fut marquée par la discrétion et l’absence de déclarations tranchées, à l’inverse de son prédécesseur François. Les conflits en Ukraine et à Gaza, ainsi que l’incessant feuilleton Trump, n’ont guère suscité de réactions fortes de la part du souverain pontife, qui semblait retranché dans une bulle de sobriété et de prudence.

Le style de Robert Francis Prevost contrastait fortement avec celui de son prédécesseur Jorge Bergoglio. Le pape François n’hésitait pas à répondre à tous les micros tendus, à faire entendre ses critiques, à interpeller directement et sans ménagement les dirigeants politiques pour leurs responsabilités dans les malheurs du monde. Il faisait un spectacle de ses dénonciations, par exemple en allant plaider la cause des migrants dans l’île de Lampedusa, en Méditerranée.

Sur le plan de la méthode au moins, et malgré des états de service au Pérou pour aider les plus pauvres, Prevost paraissait très soucieux de ne pas faire de vagues, intellectuel mesuré à l’inverse d’un prédécesseur plus émotionnel, qui avait le don de faire des remarques spontanées, parfois acerbes, qui laissaient les journalistes perplexes.

Au cours des huit derniers........

© Le Devoir