Cultiver la santé mentale des jeunes au quotidien
Les récentes données dévoilées par Tel-jeunes dressent un constat préoccupant : la santé mentale des jeunes semble continuer de se détériorer. Face à cette réalité, il devient urgent de renforcer les services cliniques et psychologiques, mais aussi d’investir davantage dans le quotidien des jeunes.
Bien que ces services demeurent essentiels, plusieurs jeunes en difficulté n’y accèdent pas ou n’osent pas y recourir. Les barrières à l’accès sont nombreuses : peur du jugement, réticence à demander de l’aide, pénurie de personnel qualifié, etc. Devant ces constats, il importe de repenser nos stratégies et d’agir davantage en amont, là où les jeunes vivent, se développent, s’amusent, socialisent et apprennent.
Les milieux scolaires assument déjà un rôle clé, notamment par le développement des compétences psychosociales et l’apprentissage de saines habitudes de vie. Toutefois, ils ne peuvent porter seuls cette responsabilité. Les familles constituent un pilier central dans le soutien au développement et à l’épanouissement des jeunes.
Les municipalités et les organismes communautaires contribuent aussi à leur bien-être en offrant des activités de loisir, des espaces naturels, des lieux publics favorisant les rencontres, etc. Enfin, le réseau de la santé et des services sociaux peut agir en prévention et dans la promotion d’approches complémentaires, comme la participation à des activités sociales, culturelles ou en nature.
Si ces actions sont indispensables, elles demeurent insuffisantes. Indissociable du contexte, la santé mentale ne dépend pas uniquement d’habiletés ou de comportements individuels. Elle est influencée par les conditions de vie,........
