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La pauvreté coûte plus cher

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25.03.2026

Le milieu communautaire tend à user d’une imagination débordante pour attirer l’attention des décideurs, des journalistes et du public. C’est que le cerveau humain tend à retenir ce qui est inusité, original. Et qu’il est difficile de « faire la nouvelle » en expliquant que… les pauvres manquent d’argent. Il est trop facile, pour les gouvernements qui se sont succédé ces dernières décennies, de percevoir le communautaire comme des « groupes d’intérêt » jamais contents, toujours à la recherche de financement. Pour enfin briser le narratif et devenir audibles, les organismes communautaires auront dû déclencher lundi une grève de services dans toute la province. Aux grands maux, les grands moyens.

En entrevue à Tout le monde en parle dimanche, les porte-parole du mouvement Le communautaire à boutte ont évoqué une étude de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) publiée en septembre dernier qui démontre comment les investissements dans les organismes communautaires peuvent, à terme, réduire les coûts du réseau public en santé et en services sociaux. La discussion a principalement porté sur la manière dont les travailleuses du communautaire arrivent à faire des « miracles » avec des bouts de chandelle pour venir en aide aux plus vulnérables, de manière plus « efficace » et plus « économe » que l’État. Mais l’analyse de l’IRIS allait plus loin.

Il faut surtout comprendre qu’il vaut mieux prévenir les problèmes de santé et la précarité sociale que les guérir.

Puisque la........

© Le Devoir