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La messe est dite et la suite est écrite

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27.02.2025

La messe est dite. Les fauves russes et américains sont passés à table. Au menu : le dépeçage de l’Ukraine. Les grands absents du festin : les Ukrainiens eux-mêmes et les Européens (comprendre ici, les membres de l’Union européenne et quelques autres). La victime, reléguée au rang de figurante, est livrée en pâture à son bourreau, qui ne doit lui-même pas en croire ses yeux.

Comme un air de Munich. Flash-back. 1938. Hitler, flanqué de Mussolini, reçoit les représentants britanniques et français. Au menu : le gâteau tchécoslovaque. Des promesses sont faites. Donnez-m’en une part et je serai repu. Ce n’était qu’un amuse-gueule. On connaît la suite. La Tchécoslovaquie digérée, puis le martyr de la Pologne. 50 millions de morts, l’Europe ravagée, l’enfer du Pacifique, la Shoah, une génération perdue, l’apocalypse nucléaire, la terreur communiste qui s’abat sur une partie de l’Europe et du monde pendant 40 ans.

Eh oui, l’histoire est encombrante, tenace. Elle se rappelle toujours à notre bon souvenir.

Tout est déjà écrit. La fin du repas est déjà connue. L’ours russe dévorera la patte droite du corps encore chaud de la brebis ukrainienne. Il se dira gavé et promettra de........

© Le Devoir