Une autre vision de la ville
Avec cette série, l’équipe éditoriale remonte la ligne du temps, du référendum de 1995 à nos jours, et braque les projecteurs sur des Québécois dont le legs a durablement marqué notre paysage sociopolitique. Aujourd’hui, les maires élus en 2021 et leur façon différente de voir les affaires municipales.
Le soir des élections municipales du 7 novembre 2021 a été marqué par le sourire éclatant de Valérie Plante, qui, en battant Denis Coderre pour une deuxième fois, prouvait que beaucoup de Montréalais appuyaient son programme axé sur la mobilité durable, le souci de l’environnement et l’aménagement urbain centré sur la proximité.
Mais la mairesse réélue de Montréal avait une autre raison de se réjouir : ce soir-là, une foule de nouveaux maires et mairesses ayant une vision semblable à la sienne faisaient leur entrée dans d’autres hôtels de ville. Une véritable vague d’élus progressistes, souvent jeunes et portant une nouvelle vision des affaires municipales. Stéphane Boyer à Laval ; Catherine Fournier à Longueuil ; Bruno Marchand à Québec ; Évelyne Beaudin à Sherbrooke ; Julie Bourdon à Granby. Et bien d’autres encore, dans les banlieues de l’agglomération montréalaise comme dans les régions plus éloignées.
Pendant des décennies, la politique municipale a été avant tout une affaire de gestion de la voirie, des ordures et des taxes. De temps en temps, une photo de........
