Éditorial | L’audace lamentable de Carney
En 2019, les Nations unies recrutaient un économiste de réputation internationale comme envoyé spécial pour le financement de l’action climatique. Il était tout emballé par son mandat visant à « insuffler de l’ambition » à ce projet vital. Le changement climatique représente « une menace existentielle », disait-il, déterminé à agir pour que les économies de la planète se mobilisent sur la question de la carboneutralité.
Celui qui fut jadis envoyé spécial a aujourd’hui plus de pouvoir d’influence que jamais dans son illustre carrière depuis lundi. Mark Carney est le premier ministre d’un gouvernement majoritaire libéral. Comme premier geste significatif, il a choisi d’offrir un bonbon aux automobilistes en suspendant jusqu’à la fête du Travail la taxe d’accise de 10 cents sur le prix du litre d’essence et de 4 cents sur le prix du diesel. Un Pierre Poilievre n’aurait pas fait autrement.
Tout à coup, Mark Carney ressemble à son prédécesseur clientéliste, Justin Trudeau, qui avait distribué les étrennes avant Noël en suspendant la TPS sur une panoplie de produits… y compris les sapins de Noël ! Le premier ministre a justifié sa décision par la flambée des prix à la pompe occasionnée par la guerre des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. La paralysie du détroit........
