Le projet de loi 20 et les coopératives
J’aimerais poursuivre la réflexion amenée par la lettre de Bianca Sequiera publiée hier en vos pages, sur la sélection en fonction du revenu des personnes qui auraient le droit d’habiter dans les coopératives d’habitation, méthode que propose le projet de loi 20.
Les personnes qui habitent depuis des années une coopérative, peu importe leurs revenus actuels, ont souvent payé une bonne part du prêt hypothécaire et de l’entretien du bâtiment qu’elles habitent. Lors de leur départ, nul gain en capital pour eux, contrairement à quelqu’un qui vend sa maison.
Ainsi, toutefois, ces gens ont permis au mouvement coopératif d’aujourd’hui de créer un effet de levier pour soutenir la création de nouvelles coopératives. C’est bien l’inertie des gouvernements, pour des raisons idéologiques, qui empêche cette force tranquille de prendre la place qu’elle mérite dans la solution au problème de logement au Québec. Ce n’est pas le modèle des coopératives qu’il faut changer, comme le propose le projet de loi 20, mais plutôt la façon de faire de nos gouvernants.
