Non à l’asphyxie culturelle et scientifique
On nous oppose aujourd’hui la rigueur budgétaire comme un dogme indiscutable, bien qu’il ne soit jamais à l’abri de l’électoralisme primaire. On sabre, on coupe, on sacrifie l’intelligence et la création sur l’autel de la rentabilité à court terme. Quelle tragique cécité !
Que nos dirigeants se le tiennent pour dit : une nation sans industrie n’est que faiblesse, mais une nation sans lettres ni arts n’a aucune grandeur. Allons plus loin : une nation sans science est condamnée à l’insignifiance et à la dépendance. Vouloir économiser sur la culture et la recherche, c’est couper les racines de l’arbre pour le forcer à grandir. C’est un suicide civilisationnel.
Regardez le Québec, ce bastion francophone d’Amérique. Sa survie et sa vigueur n’ont jamais dépendu de la seule force de ses bras ni de l’abondance de ses matières premières. Notre puissance réside d’abord et avant tout dans notre audace créative et dans notre génie intellectuel.
Les lettres, les arts et la science forment les trois piliers indissociables de notre........
