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Ce que les prénoms disent de nous

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21.06.2025

Le 19 juin, Retraite Québec révélait qu’Emma et Noah étaient les prénoms les plus populaires chez les nouveau-nés en 2024, suivis de près par Olivia et Léo, puis Florence et Liam. Ce genre de palmarès peut sembler anodin à première vue : les prénoms nous apparaissent souvent comme de simples étiquettes reflétant le goût des parents. Pourtant, ils offrent un regard révélateur sur la société dans laquelle nous évoluons.

Ces dernières années, au Québec, ce sont les prénoms courts qui ont la cote : Alice, Léa, Liam, Léo… Les prénoms composés, si populaires au tournant des années 1990, ont littéralement sombré dans l’oubli.

Cette tendance s’observe également en France. Ce n’est pas un hasard : les prénoms à la mode chez nous ont souvent connu du succès dans l’Hexagone dix ou vingt ans plus tôt. Il ne serait donc pas surprenant d’apercevoir de petites Inès, Ambre ou Louise s’amuser dans les cours d’école ces prochaines années.

À l’heure de la mondialisation tous azimuts, une autre tendance se dégage : la popularité des prénoms internationaux. Olivia et Lucas, très prisés au Québec, se retrouvent aussi dans le haut du classement de pays aussi diversifiés que l’Australie, l’Inde et les États-Unis. Cet attrait croissant des prénoms qui traversent les frontières culturelles traduit cette volonté d’intégrer les enfants à un monde de plus en plus connecté.

Une chose est certaine, nos goûts personnels s’inscrivent dans des tendances collectives. Il suffit de penser aux générations passées qui considéraient Huguette,........

© Le Devoir