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Ce qui n’est pas mesuré n’est pas soigné

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Réflexion sur le silence qui entoure la santé mentale des médecins, et les outils qui manquent.

Un médecin qui va mal calcule avant de demander de l’aide. Combien de temps il peut tenir encore. Qui le remarquera. Ce que cela laissera comme trace.

Au Québec, nous avons perdu plusieurs médecins par suicide ces derniers mois. Nous ne comptons pas précisément ceux qui meurent. Et, en même temps, nous risquons d’ajouter un obstacle administratif pour celles et ceux qui demandent de l’aide. Deux faces d’une même culture du silence.

Mon propos ne porte pas sur une personne, mais sur ce que ces décès révèlent.

Ce que nous ne voyons pas assez tôt

Depuis plusieurs années, l’Association des médecins psychiatres du Québec et d’autres voix du milieu demandent que le Québec documente mieux la santé mentale des soignants.

Pas seulement les décès. Ce qui les précède aussi : la détresse, l’épuisement, les arrêts de travail, la peur de consulter, les départs prématurés de la pratique.

Ces signaux existent déjà. Ils apparaissent dans les demandes d’aide, les milieux cliniques, les établissements, les programmes de soutien. Mais ils restent dispersés. Personne ne tient vraiment le portrait d’ensemble.

Nous savons que plusieurs........

© La Presse