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Une diversion de trop pour Trump

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12.03.2026

En l’absence de justification claire pour l’attaque contre l’Iran, Rémi Francoeur en déduit que le président avait besoin de détourner l’attention des électeurs américains. Malheureusement, il pourrait n’avoir fait qu’aggraver les choses.

Il y a des interventions militaires qui s’inscrivent dans une doctrine, une stratégie et une préparation diplomatique visible. Et puis il y a celles qui donnent plutôt l’impression d’avoir été déclenchées dans la précipitation, sans coalition solidement arrimée ni objectif politique clairement défini.

Depuis le début du conflit en Iran, plusieurs indices laissent croire à une opération décidée rapidement. Des alliés traditionnels des États-Unis ont semblé être mis devant le fait accompli. Mark Carney a confirmé que le Canada n’avait pas été consulté à l’avance.

Au Royaume-Uni, les tensions avec Washington ont éclaté lorsque Donald Trump a lancé qu’il n’avait pas besoin de ceux qui « rejoignent les guerres après qu’on les a déjà gagnées », en parlant de Londres⁠1. Ce n’est pas le langage d’une coalition préparée avec soin. C’est plutôt celui d’un président qui agit seul et dans l’urgence.

Les justifications ont varié au fil des jours : empêcher l’Iran d’aller plus loin, neutraliser une menace immédiate, prévenir un conflit plus large, éviter un scénario nucléaire. Plus les heures passaient, plus la Maison-Blanche donnait l’impression de chercher une explication stable à une décision déjà prise.

C’est ce qui ramène inévitablement à........

© La Presse