Preuve de discrimination ou faux diagnostic ?
Dans un dossier1 de La Presse consacré à l’avenir incertain des programmes EDI, la chercheuse Tania Saba, fondatrice de la Chaire BMO en diversité et gouvernance et professeure titulaire à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal, indique qu’« il y a des groupes dans la société qui, même avec le temps, n’ont pas réussi à avoir accès à certains emplois et à certains niveaux d’emploi dans les organisations ». Cette sous-représentation est-elle nécessairement synonyme de discrimination ?
Les experts consultés dans ce dossier ne semblent pas en douter. L’équité y est définie comme l’implantation de « mesures pour garantir l’égalité des chances à toute personne ». Or, à quoi se mesure la présence d’une véritable égalité des chances ? À la « représentation proportionnelle » des différents groupes. Autrement dit, à l’égalité des résultats, dont l’absence est alors interprétée comme le symptôme et la preuve d’une discrimination sous-jacente.
Ce glissement conceptuel repose sur un sophisme fondamental, qui constitue une faille majeure dans la logique........
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