La prévention commence par un meilleur encadrement de l’élevage
Une socialisation adéquate des chiens en bas âge et un processus d’acquisition responsable permettent de réduire les risques de morsure, explique l’auteure.
Les témoignages de victimes de morsures de chien et de leurs proches rapportés cette fin de semaine dans La Presse sont bouleversants1. Ils nous rappellent à quel point ce type d’évènement peut laisser des séquelles physiques et psychologiques graves. La SPCA de Montréal prend cet enjeu de sécurité publique très au sérieux.
Pour prévenir ces drames, toutefois, il faut agir sur les facteurs qui contribuent réellement au risque de morsure. Or, ces facteurs sont aujourd’hui bien documentés et plusieurs d’entre eux peuvent être ciblés en encadrant plus strictement l’élevage et la vente de chiens.
Pourtant, huit ans après l’adoption de la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens (la « loi encadrant les chiens »), plusieurs mesures de prévention fondées sur des données probantes et recommandées par les experts se font toujours attendre.
Au Québec, par exemple, un éleveur peut garder jusqu’à 14 chiens reproducteurs, produire potentiellement des centaines de chiots par année, et ce, sans même devoir déclarer ses activités aux autorités. Il s’agit d’une faille importante de notre cadre actuel, et d’un angle mort en matière de prévention.
Tout commence dès les premières semaines de vie
La littérature scientifique identifie un historique de négligence et une mauvaise socialisation parmi les principaux facteurs associés au développement de comportements agressifs.
La prévention doit donc commencer bien avant qu’un chien manifeste un comportement dangereux. Elle doit commencer là où il naît et passe........
