Monsieur Carney, Gaza est la souffrance de notre temps
En mai 2024, Yara El-Ghadban m’invitait à traduire un des textes du collectif palestinien Gaza écrit Gaza (qui vient de paraître chez Mémoire d’encrier1). J’ai répondu oui, immédiatement, plongeant dans Cicatrices d’Aya Rabat. Un récit douloureux, en fragments, où la forme du texte épouse les éclats, les fractures, les blessures, les pertes, les deuils brûlant toujours impossibles à faire. Comment vivre avec ces cicatrices béantes ? demande l’autrice. Et nous, comment allons-nous faire ?
Monsieur Carney, quand nous avons commencé à vous entendre parler dans l’espace public, puis quand vous avez été élu, je me suis dit : « Voilà une personne intelligente, compétente, avec qui je serai en désaccord, mais que j’ai plaisir à écouter parce qu’il ne nous prend pas pour des imbéciles. Parce qu’il s’adresse à un public qu’il considère comme intelligent. »
Aujourd’hui, je vous écris pour vous supplier d’agir depuis cette intelligence en continuant à prendre position contre ce que de plus en plus d’instances, comme Amnistie internationale et Human Rights Watch, qualifient de génocide et qui a lieu, en ce moment même, sous nos yeux, à Gaza.
Avec le premier ministre du Royaume-Uni, Keir Starmer, et le président de la France, Emmanuel Macron, vous avez dénoncé l’extension des opérations........
