menu_open Columnists
We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close

Itinérance : l’angle mort des animaux domestiques

21 0
08.09.2026

Les partis politiques proposent différentes solutions pour s’attaquer à la crise de l’itinérance, mais il ne faut pas oublier un enjeu, écrivent les auteurs : il est presque impossible de trouver un logement où les animaux de compagnie sont autorisés. Et tant que ce sera le cas, nombre de solutions à la crise resteront incomplètes.

En cette deuxième semaine de campagne électorale, la crise de l’itinérance commence à occuper une place importante dans les engagements des partis politiques. Des formations proposent déjà de nouvelles mesures pour s’y attaquer, et d’autres annonces sont attendues au cours des prochaines semaines. Cette attention est nécessaire et bienvenue. Mais alors que les partis cherchent des solutions pour permettre à davantage de personnes de quitter la rue et d’accéder à un logement stable, un obstacle demeure largement absent du débat : l’impossibilité, pour de nombreuses personnes en situation d’itinérance, de trouver un logement où leur animal sera accepté.

Selon les données actuellement disponibles, une proportion importante de personnes en situation d’itinérance au Canada partage sa vie avec un animal de compagnie. Les études qualitatives sur la question, dont une récente étude québécoise menée par l’une des soussignées, décrivent ce lien comme ayant un effet protecteur important sur le plan psychologique et comme favorisant l’intégration sociale⁠1.

Les animaux de compagnie procurent non seulement un soutien émotionnel et un sentiment de sécurité, mais aussi des responsabilités et une motivation à réduire certains comportements à risque, notamment la........

© La Presse