Mieux prévenir les disparitions d’enfants : un impératif collectif
Le Québec devrait travailler à mieux prévenir les disparitions d’enfants, pas seulement à y réagir, plaident les auteures.
Chaque jour, au Québec, 20 enfants sont portés disparus en moyenne. En 2025, cela représente 7398 signalements, soit 745 cas de plus que l’année précédente. Ces données, répertoriées par la Gendarmerie royale du Canada (GRC), ne devraient pas seulement nous inquiéter. Elles devraient nous forcer à poser une question simple : pourquoi continue-t-on à réagir à ces disparitions plutôt qu’à les prévenir ?
En effet, ces situations mettent en lumière l’importance d’offrir aux jeunes davantage d’outils, de repères et d’accompagnement pour les aider à traverser les défis liés à l’adolescence et aux réalités d’aujourd’hui.
Autrement dit, dans bien des cas, les disparitions ne sont pas un point de départ ; elles sont un point de bascule.
Et ce basculement est rarement soudain.
La fugue : un point de rupture sous-estimé
Dans le travail de terrain auprès des jeunes et des familles, on constate que la fugue déclenche souvent des situations de grande vulnérabilité.
Une part importante des dossiers de fugue est liée à des situations d’exploitation sexuelle. Et dans une majorité des cas........
