Note aux partis : les Québécois priorisent l’équilibre budgétaire
À l’approche des élections québécoises, le fiscaliste Luc Godbout synthétise les résultats d’une étude qu’il a réalisée avec ses collègues Frédérick Hallé-Rochon et Jean-Herman Guay sur l’appui des Québécois au principe d’équilibre budgétaire1.
Au Québec, une loi existe pour limiter le recours aux déficits. Elle a été adoptée à l’unanimité en 1996 dans le contexte de l’assainissement des finances publiques avec pour principal objectif d’éliminer les déficits récurrents en obligeant le gouvernement à ne pas faire de déficit, sauf en cas de circonstances particulières.
Depuis la pandémie, le budget du Québec est déficitaire.
À la veille des élections québécoises de 2026, et alors que les partis politiques s’apprêtent à élaborer leurs promesses et la manière dont elles s’intégreront dans le cadre budgétaire, le moment paraissait bien choisi pour sonder2 les Québécois sur leur appui à la notion d’équilibre budgétaire. On a cherché à cerner cinq perspectives :
• L’évaluation de la situation budgétaire du Québec ; • L’adhésion à la notion d’équilibre budgétaire ; • La limitation du recours aux déficits en période de récession seulement ; • La priorisation de l’équilibre budgétaire lors des prochaines élections ; • La solution pour retrouver l’équilibre.
Les résultats mettent en lumière cinq constats intéressants.
1. Les Québécois évaluent négativement la situation budgétaire actuelle du Québec à 46 % contre seulement 5 % positivement, les autres ont une position neutre (24 %) ou ne savent pas (25 %).
Une pluralité de répondants associe spontanément les finances publiques à des déficits importants, à une dette élevée ou à une mauvaise situation financière. Cette perception semble découler de l’image laissée par l’ampleur des déficits des dernières années encore fortement ancrée dans l’opinion publique.
2. L’adhésion au principe........
