Malgré Trump, il faut sauver le soldat Ryan
Malgré toutes les réticences que peut avoir l’Occident au sujet de l’intervention américaine en Iran, il est temps de faire la part des choses et de se comporter en alliés, croit Georges Mercier.
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, disait tout haut ce que plusieurs pensaient tout bas lorsqu’il affirmait qu’Israël faisait le « sale boulot » du monde occidental durant la Guerre des 12 jours. C’est ce qu’il a refait en suggérant récemment que les États-Unis se faisaient « humilier » par l’Iran, après avoir lancé une opération militaire mal pensée et, pire, sans avoir consulté leurs partenaires historiques.
Du soutien à la critique spectatrice, Merz résume bien l’état d’esprit qui règne dans les capitales occidentales : sous la gouverne d’un président méprisé et imprévisible, les Américains se sont lancés dans une guerre de choix ; ils en sont les premiers responsables, et les puissances européennes pourraient donc s’en laver les mains – voire y résister, comme l’a fait l’Espagne en interdisant aux Américains l’utilisation de son espace aérien pour frapper l’Iran.
Pourtant, entre les principes et la réalité, il y a un rappel à l’ordre qui s’appelle Ormuz – et une guerre qui de choix devient nécessité. Si certains ont pu qualifier dans ces écrans la fermeture du détroit de « rationnelle et prévisible »1, le fait demeure que c’est bien le régime iranien qui l’a........
